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Alep est turque et le restera

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Les sujets que je suis mais que je ne comprends pas vraiment sont ceux concernant ces États voisins et le droit de la guerre.

Si une question me vient à l'esprit, je la pose à mon compagnon d'armes, le Prof. Dr. Barış Doster.

Dans son article d'hier, le professeur Doster a largement abordé ce sujet.

Je vais donc lui poser la question.

La guerre civile syrienne, qui a débuté en 2011, s'est terminée avec le départ d'Assad.

Pendant le processus de guerre, des millions de Syriens se sont réfugiés en Turquie.

10 millions de Syriens sont restés en Turquie pendant 10 ans.

Ils ont travaillé, ont eu des enfants et ont vécu en toute sécurité.

Qu'ils remercient le ciel d'avoir vécu en paix, à quelques problèmes mineurs près, dans un pays ami comme la Turquie.

Ils ont utilisé les infrastructures de la Turquie.

Ils ont utilisé ses routes, ses écoles, ses égouts, ses services d'incendie, son électricité, son eau et ses hôpitaux.

Pourtant, ils n'avaient payé aucun prix pour ces investissements.

Des millions d'enfants syriens sont devenus turcs parce qu'ils sont nés en Turquie.

Leur langue maternelle est devenue le turc.

Ils ont noué de solides liens d'amitié dans les écoles turques.

Aujourd'hui, beaucoup d'entre eux retournent en Syrie.

Ils ont mangé, bu, ont été soignés et retournent dans leur pays.

Qu'ils en profitent bien.

Nous avons accompli notre devoir de bon voisinage.

Cependant, après tant de générosité, ils ne sont toujours pas en sécurité.

Israël bombarde juste sous notre nez.

Ces gens-là, c'est nous qui les avons nourris, abreuvés, élevés, éduqués, soignés et nous avons assuré leur sécurité.

Nous ne pouvons accepter qu'Israël bombarde cette région simplement parce qu'ils se trouvent à un pas de l'autre côté de la frontière.

Il est clair que le moment est venu, voire dépassé, de déplacer notre frontière plus au sud et de mettre en œuvre le Misak-ı Millî (Serment national).

N'est-ce pas, mon compagnon d'armes, le Prof. Dr. Barış Doster ?