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Vous auriez dû mettre ceci à la place de l'horloge du 17/25 décembre !

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Publié: 22.08.2024 06:00

Nous luttons contre le terrorisme et le séparatisme du PKK depuis 40 ans. Bien que plus de la moitié de ces 40 années se soient déroulées sous l'ère de l'AKP, il n'a pas été possible, pendant toutes ces années, d'obtenir de notre voisin, l'Irak, qu'il déclare le PKK « organisation terroriste ».

Enfin, une lueur d'espoir est apparue le 14 mars dernier, lorsque le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, accompagné du ministre de la Défense nationale Yaşar Güler et du chef du MIT İbrahim Kalın, s'est rendu en Irak.

Six jours après cette visite, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan à Kırşehir et le ministre de la Défense nationale Yaşar Güler à Kahramanmaraş ont fait des déclarations sur les développements.

Alors qu'Hakan Fidan déclarait : « Pour la première fois, nos interlocuteurs irakiens ont reconnu que le PKK est une organisation interdite agissant contre les intérêts de l'Irak. Nous sommes dans une période d'essor national », le ministre de la Défense nationale Yaşar Güler a fait le constat suivant : « Nous luttons contre cette organisation terroriste PKK depuis 40 ans. Mais malheureusement, depuis 40 ans, cette administration irakienne n'a pu ni qualifier ces individus d'organisation terroriste, ni les interdire. Une telle organisation vit dans leur propre pays et cela ne les dérange absolument pas », avant d'ajouter :

« Lors de notre dernier voyage à Bagdad, l'administration irakienne a admis pour la première fois qu'elle interdisait (le PKK) et qu'il s'agissait d'une organisation terroriste, et elle l'a déclaré ici. C'est évidemment une chose réjouissante pour nous. »

Notez bien : l'un des ministres parle d'« organisation interdite », l'autre d'« organisation terroriste ». Comprenez notre situation !..

Il est apparu, bien sûr, que l'Irak n'a pas officiellement déclaré le PKK « organisation terroriste ». Ce qu'il a fait se résume à ceci :

Il a d'abord considéré le PKK comme une « menace »... Puis il l'a défini comme une « organisation interdite ».

C'était la situation lorsque Erdoğan s'est rendu en Irak le 22 avril. En effet, après avoir exprimé sa satisfaction quant au fait que le PKK soit déclaré « organisation interdite », il a noté qu'il avait « partagé avec ses homologues sa ferme conviction qu'il serait officiellement déclaré organisation terroriste et que sa présence sur le sol irakien prendrait fin dans les plus brefs délais », ajoutant que « cela est une exigence de notre droit de voisinage et de fraternité ».

Le développement survenu après la visite d'Erdoğan a été la décision de l'Irak de fermer trois partis politiques liés au PKK.

Le 15 août, c'était au tour de la délégation irakienne d'être à Ankara. Ils ont participé à une réunion de « sécurité de haut niveau » avec notre délégation composée à nouveau du ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, du ministre de la Défense nationale Yaşar Güler et du chef du MIT İbrahim Kalın. Après la réunion, Hakan Fidan a qualifié cela d'« évolution historique » et a déclaré :

« Le protocole d'accord sur la coopération militaire, sécuritaire et la lutte contre le terrorisme, que nous négocions depuis un certain temps... vient d'être signé par nos ministres de la Défense. Nous pensons que nous porterons notre coopération à un niveau supérieur grâce aux centres communs de coordination et de formation prévus dans cet accord. »

Ils n'ont ni signé d'accords « historiques », ni établi de centres d'opérations conjoints, ni nommé de coordinateurs de lutte contre le terrorisme avec les États-Unis, protecteurs du PKK et occupants de l'Irak, n'est-ce pas ?!

Pour comprendre la suite, il suffit probablement de mentionner que lors de la conférence de presse conjointe avec Hakan Fidan, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères irakien Fuad Hussein a utilisé l'expression « éléments du PKK » pour désigner l'organisation terroriste.

Lors de cette réunion « historique » avec l'Irak, tout a été discuté, sauf un sujet qui aurait dû être notre point principal à l'ordre du jour.

Avant d'en venir là, soulignons ceci :

Après la réunion et les accords signés, les médias pro-gouvernementaux ont, comme s'ils avaient été écrits par une seule plume, à nouveau chanté des épopées de succès. Il était évident qu'ils avaient été briefés au ministère des Affaires étrangères et qu'ils avaient rapporté les faits sans poser de questions, comme toujours. Mais pourquoi aucun d'entre eux n'a-t-il posé, ou n'a-t-il pu poser, cette question brûlante ?!

Il semble que nous n'ayons plus de problème appelé Kirkouk

Ce sujet, c'était Kirkouk.

Comme on le sait, il y a 12 jours, Rebvar Taha, membre de l'UPK de Talabani — que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan a qualifié de « menace pour notre sécurité nationale » et qui se tient épaule contre épaule avec le PKK/YPG — a été élu illégalement gouverneur de Kirkouk.

Malgré les réactions réelles du Front turkmène irakien et des Arabes, et les réactions de façade des Barzani, il a immédiatement reçu son mandat et a commencé ses fonctions.

Qui a remis le mandat au gouverneur illégal ? L'administration irakienne, avec laquelle Ankara a signé des accords « historiques » contre le PKK !..

La demande de « suspension de l'exécution » déposée par le Front turkmène irakien contre cette élection illégale a également été rejetée avant-hier par la Cour fédérale suprême d'Irak, au motif qu'elle ne présentait pas de caractère d'« urgence » !..

Nous avions rapporté la situation à Ankara ; au lendemain de l'élection, un diplomate, puis le porte-parole de l'AKP Ömer Çelik ont dit quelques mots, tandis qu'İsmail Özdemir, vice-président du MHP, a fait une publication. Une fois l'affaire classée, l'éditorialiste en chef du journal du MHP, Türkgün, après avoir raconté ce qui est arrivé à Kirkouk depuis l'invasion de l'Irak, a demandé ceci à l'administration irakienne et à Hakan Fidan :

« Le gouvernement central irakien, qui a signé des accords avec la Turquie dans la lutte contre l'organisation terroriste PKK et qui a fermé 3 partis politiques aidant et abritant le PKK, doit intervenir comme il se doit dans cette élection pirate. Sinon, la voie sera ouverte à des événements indésirables à Kirkouk. Après ce qui s'est passé à Kirkouk l'année dernière, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui avait déclaré : "Nous accueillons avec tristesse et inquiétude ce qui se passe à Kirkouk, terre ancestrale des Turkmènes, qui sont l'un des éléments fondateurs et originels de l'Irak. La protection des droits des Turkmènes est importante pour nous et ne doit pas faire l'objet de marchandages politiques, nous défendrons toujours les droits des Turkmènes de Kirkouk", doit accélérer ses contacts diplomatiques face à ces derniers développements et briser ce piège tendu aux Turkmènes. »

Voilà, c'est tout !..

Ni Erdoğan, ni Hakan Fidan n'ont ouvert la bouche, et leurs médias n'ont posé aucune question.

Et à quoi faut-il attribuer l'absence de réaction de Bahçeli, qui détermine les numéros de plaque pour Kirkouk et Mossoul, depuis 12 jours ?

Alors qu'il parlait des scènes sanglantes survenues lors des débats au Parlement concernant Can Atalay, il a déclaré : « Le sujet est totalement clos », tout en affirmant que l'AKP avait « fait ce qu'il fallait » même sans le petit partenaire...

Il a appelé la journaliste Fulya Öztürk, qui diffusait depuis nos troupes dans le nord de l'Irak, et lui a donné le nom de « Fulya Asena Öztürk »...

Enfin, lors de la visite du président du club de sport de Fenerbahçe, Ali Koç, il a placé l'horloge du 17/25 décembre dans son bureau. Il a accusé ceux qui tentaient d'interpréter la signification de ce geste de mener une « activité de cinquième colonne » et a envoyé le message : « Le jour venu, le règlement de comptes sera inévitable. »

Mais il n'a pas mentionné le « K » de Kirkouk.

Si seulement, lors de la visite d'Ali Koç, on avait mis les chiffres « 82/83 » ou le drapeau turkmène à la place de l'horloge du 17/25 décembre... Ainsi, on n'aurait pas donné l'occasion aux « clameurs » qui occupent l'agenda comme s'il y avait une « fissure dans l'Alliance populaire », l'attention de la nation turque aurait été attirée sur la terre turkmène, et une leçon magistrale aurait été donnée à ceux qui veulent mettre la main sur Kirkouk !..

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