Certains membres du Parlement européen ont lancé un appel aux institutions de l'Union européenne et au gouvernement français, alléguant que les véhicules connectés du constructeur chinois de voitures électriques BYD présentent des risques pour la sécurité. Les députés ont demandé que ces véhicules soient soumis à des restrictions, voire interdits dans certains cas, à travers l'Europe.
Dans leur requête, ils avancent que les systèmes intégrés aux véhicules BYD, tels que les caméras, le GPS, les microphones et les capteurs laser, pourraient permettre la collecte de données sensibles. Il est soutenu que ces données pourraient constituer un risque pour la sécurité, notamment en ce qui concerne les infrastructures stratégiques et les installations militaires.
L'initiative est portée par le député français François Kalfon et huit de ses collègues. Les parlementaires ont souligné que la France et l'UE devraient prendre des mesures préventives sans attendre qu'un cas concret d'espionnage ne se produise.
INSTALLATIONS MILITAIRES ET MARCHÉS PUBLICS À L'ORDRE DU JOUR
L'appel demande l'interdiction d'accès des véhicules BYD aux installations militaires et aux zones d'infrastructures sensibles, l'exclusion de la marque des marchés publics, ainsi que son classement en tant que « fournisseur à haut risque » dans le cadre des réglementations de cybersécurité de l'UE. Il est également réclamé l'imposition de restrictions plus strictes sur l'importation de ces véhicules en Europe.
Les députés ont rappelé que des mesures de sécurité similaires sont déjà appliquées dans certains pays. Il a été souligné que le Royaume-Uni et la Pologne ont limité l'accès des véhicules d'origine chinoise aux installations militaires, tandis que l'armée américaine a interdit les véhicules BYD sur sa base au Japon.
Source de l'actualité: 12punto