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Accueil > Auteurs > Atıf Ünaldı > L'avenir de l'intelligence artificielle semble être local

L'avenir de l'intelligence artificielle semble être local

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Publié: 25.08.2026 06:00

Le PDG de Palantir, Alex Karp, affirme que les entreprises ne devraient pas confier à des tiers leurs données, leur puissance de calcul et les informations qui constituent leur avantage concurrentiel lorsqu'elles utilisent l'intelligence artificielle. Ces connaissances d'entreprise, que Karp appelle « alpha », sont en réalité l'un des actifs les plus précieux des sociétés. Il est intéressant de noter qu'à la suite de cette déclaration, OpenAI a annoncé le maintien de sa politique de « Zero Data Retention » pour ses clients API éligibles, et qu'Anthropic travaille sur une modification permettant aux entreprises clientes de conserver leurs données sur leur propre infrastructure cloud. La réponse de Palantir à ces évolutions est brève : « La souveraineté est l'avenir. »

À mon avis, c'est là que réside le véritable changement. Jusqu'à présent, dans la course à l'intelligence artificielle, nous avons débattu de quel modèle était le plus grand, le plus rapide ou le plus intelligent. Aujourd'hui, une question bien plus importante se pose au monde de l'entreprise : où sont mes données ? Cette question nous conduit directement à l'edge computing. À l'ère du cloud, nous avons déplacé les opérations vers des centres de données centralisés ; l'edge, quant à lui, rapproche à nouveau le traitement de l'endroit où les données sont produites. Le fait que les modèles d'intelligence artificielle se déplacent vers les entreprises, les usines, les automobiles et les appareils que nous utilisons me semble inévitable.

L'intelligence artificielle locale suivra. Tandis que les grands modèles et les calculs lourds resteront dans le cloud, les opérations instantanées seront traitées à la périphérie (edge), et les données les plus personnelles et précieuses seront traitées directement sur nos téléphones, ordinateurs, voitures, dans nos maisons ou par nos robots. Ainsi, la question centrale de la course changera. La question « Quel est le modèle le plus intelligent ? » sera tout aussi importante que « Quel modèle puis-je utiliser sans faire sortir mes données ? ». Nous sommes allés vers le cloud. Maintenant, nous revenons vers l'edge. La dernière étape semble être le local.

Buffett : Je ne sais pas qui gagnera la course à l'IA, mais Google ne disparaîtra pas

Warren Buffett est connu depuis longtemps pour éviter les risques qu'il ne comprend pas. Le fait que Berkshire Hathaway ait été un vendeur net d'actions pendant 14 trimestres et ait constitué une réserve de liquidités massive en était la preuve. Cependant, au deuxième trimestre 2026, la situation a changé. La position de Berkshire dans Alphabet a augmenté de 83 %, atteignant 37,8 milliards de dollars. Si l'on considère également l'investissement de 10 milliards de dollars de Google dans son infrastructure d'intelligence artificielle, ce que fait Buffett ressemble moins à choisir le vainqueur de la course à l'IA qu'à choisir l'une des entreprises qui survivront à cette compétition.

De plus, Berkshire détient toujours 364,7 milliards de dollars en liquidités. Il ne s'agit donc pas d'une transformation soudaine de Buffett en investisseur dans l'IA, mais d'un pari contrôlé. Personne ne sait aujourd'hui si OpenAI, Anthropic, Google ou une autre entreprise gagnera la course. L'investissement de Buffett me dit quelque chose de plus simple : je ne sais pas qui gagnera la course à l'IA, mais Google ne disparaîtra pas.

Le cercle se resserre, Türkan

Le 17 mars, lors de l'émission Netizen sur Medyascope TV, nous avions discuté avec Canan Alkın, fondatrice de la Robot Employment Agency, de l'entrée des robots et des travailleurs numériques basés sur l'intelligence artificielle dans le monde des affaires. Depuis, le cercle s'est rapidement resserré. Dans les usines Xiaomi, des robots humanoïdes travaillent désormais sur les lignes de production. Des modèles comme Dyna-2 apprennent des compétences physiques telles que préparer des repas, plier du linge et manipuler des objets à partir de plus d'un million d'heures de vidéos humaines ; ils peuvent même contrôler des robots qu'ils n'ont jamais rencontrés auparavant. Des compétitions où des robots humanoïdes se battent avec de vrais coups de poing et de pied sont organisées. De son côté, xAI travaille sur le volet non physique de cette même transformation : des agents dotés de leur propre ordinateur cloud qui apprennent les flux de travail répétitifs en accédant aux applications pour devenir des travailleurs numériques actifs 24h/24. En d'autres termes, le robot n'est plus un prototype qui nous fait signe dans un laboratoire ; il se transforme en un système qui travaille, apprend et produit dans l'usine.

Le vrai problème est celui du robot qui sort de l'usine pour entrer dans la maison. À San Francisco, Tau Robotics affirme envoyer des robots humanoïdes dans les foyers pour 30 dollars de l'heure ; ces robots peuvent utiliser un aspirateur, nettoyer les surfaces et sortir les poubelles. Türkan est la dame qui fait le ménage chez nous. C'est pour cela que le nom de Türkan figure dans le titre. Comme dans la caricature d'Erdil Yaşaroğlu, le cercle se resserre vraiment : il s'est d'abord rapproché de l'ouvrier à l'usine, puis de l'employé de bureau, et maintenant il arrive au travail de nettoyage à domicile. Lorsque le robot franchira notre porte, la transformation technologique ne sera plus un scénario futuriste. Le cercle se resserre, Türkan.

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