Ne sous-estimez pas les mollahs
La langue turque contient de nombreuses expressions liées à l'Iran et aux mollahs.
L'expression « Ne sois pas un mollah aussi mou, lève-toi et travaille un peu » est l'une des plus connues, faisant référence à la paresse supposée des mollahs.
« Peu importe ce que disent les mollahs, il n'y a qu'un seul péché ; c'est le vol. »
« Si tu sais parler, parle pour qu'ils te prennent pour un mollah ; si tu ne sais pas, tais-toi pour qu'ils te prennent pour un humain. »
Des expressions comme « Sois digne pour qu'ils t'appellent mollah » sont également utilisées dans la vie sociale.
Notre proximité avec l'Iran et le fait que la moitié de la population iranienne soit turque renforcent les relations entre les deux pays.
Le fait que nous ayons appris l'islam auprès de professeurs iraniens intensifie la perméabilité de notre unité culturelle.
Mais malheureusement, l'Iran a subi l'une des plus grandes attaques de ces dernières années. Alors qu'il se remettait de la guerre en Irak, il a été bombardé à nouveau.
À mon avis, la plus grande guerre de ces dernières années a été l'offensive menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
Je ne sais pas s'il y en a eu une plus grande depuis la guerre froide.
Il est clair que l'Iran a été pris au dépourvu par cette guerre.
Dès les premiers jours du conflit, le guide suprême Khamenei et l'ensemble du corps des mollahs ont été tués par des bombes intelligentes.
Seul Mojtaba Khamenei a survécu.
On dit que c'est son addiction au tabac qui a sauvé Mojtaba.
Comme il ne fumait pas en présence de son père, il se trouvait à l'extérieur de la cour au moment du bombardement.
Bien que l'élimination soudaine de la haute direction iranienne ait créé la perception que « l'Iran a perdu la guerre dès le début », le pays a réussi à se rétablir rapidement et à faire pencher la balance en sa faveur grâce à des attaques de missiles contre Israël, les bases américaines dans le Golfe et les porte-avions.
Ensuite, en contrôlant le pétrole, il a influencé les élections américaines et a fait trébucher Trump.
Pour la première fois, un musulman palestinien de gauche est devenu sénateur.
Pour la première fois, un gouverneur amérindien a été élu dans l'État du Nouveau-Mexique.
À ceux qui, trompés par certaines expressions négatives sur les mollahs, les considèrent comme une proie facile, il est utile de rappeler l'expression du titre de cet article :
Ne sous-estimez pas les mollahs !
Et même, à titre de conseil pour monsieur Trump, je lui suggère de regarder la signification de l'expression : « Sois digne pour qu'ils t'appellent mollah ! »
Terminons le sujet par un vers en persan pour que le président Trump tende l'oreille :
« Pây-ı mâr u çeşm-i mûr u nân-ı molla kes ne-dîd »
C'est-à-dire : « Personne n'a vu le pied du serpent, l'œil de la fourmi, ni le pain du mollah. »
En somme, les mollahs sont avares, ils ne laissent personne manger à leur table !